Le prématuré (enfant né avant 37 semaines)
Un article de VotreEnfant.
Sommaire |
Illustrations
Généralités
Prise en charge de la douleur
Méthode Kangourou
Vaccinations des prématurés
Présentation de livres sur la prématurité
Extraits d'articles
L'association SOS Préma lance la première valise de naissance destinée aux parents de bébés prématurés. Cette malette, qui contient notamment un guide d'informations et de conseils, sera diffusée dans toute la France en 2007.
Une étude du CNRS à Strasbourg en 2005 montre que les effluves de vanille sucrés diffusés dans la couveuse des grands prématurés améliorent leurs performances espiratoires : diminution des apnées de 36%...
La nouvelle approche de soins en période néonatale (NIDCAP) expérimentée à Brest donne d'excellents résultats : les soignants évitent de réveiller le bébé s'il dort, évitent de lui imposer bruits et lumières inutiles. Les parents sont associés aux soins et tout est fait pour améliorer le confort du bébé : succion non nutritive, prise en charge de la douleur, analyse des réactions du bébé etc. Les résultats publiés sont excellents : à 9 et 12 mois, ces bébés, moins longtemps hospitalisés ue d'autres, se développent mieux.
Une étude anglaise de 2006 confirme l'importance de cette prise en charge puisque les anciens prématurés sont plus anxieux et souffrent plus de dépression que les enfants nés à terme : la cause en serait le traumatisme psychologique occasionné par les soins très invasifs et l'isolement dans l'incubateur qui perturbe l'établissement des lins précoces avec les parents. (King's College de Londres, Pediatrics n°2, fevrier 2006)
Le Figaro du 27 juin 2006
Un rapport de l'Académie de médecine recommande d'éviter l'acharnement thérapeutique pour les prématurés de moins de 25 semaines.
LA RÉANIMATION néonatale s'est beaucoup améliorée conduisant à faire vivre des prématurés de plus en plus petits, au prix d'un risque de séquelles que l'on ne peut ignorer. Jusqu'où peuvent aller les médecins, sachant que la science progresse sans arrêt ? Pour tenter de répondre, l'Académie de médecine vient de rendre public un rapport réalisé par un groupe de travail présidé par le professeur Claude Sureau et rédigé par le professeur Bernard Salle. La prématurité se développe du fait de l'augmentation des grossesses multiples consécutives aux procréations médicalement assistées : 0,5% des naissances concernent des enfants ayant moins de 28 semaines.
«La prise en charge de l'extrême prématurité reste encore non consensuelle dans notre pays. Et les statistiques sur les résultats à court, moyen et long terme sont peu nombreuses, peut-on lire en introduction. La mortalité des prématurés de moins de 28 semaines d'aménorrhée (NDLR, nombre de semaines depuis les dernières règles de la mère) est de l'ordre de 25 à 30%. Mais les séquelles restent importantes et se maintiennent entre 15 à 20% des prématurés survivants.»
Certaines études ont évalué avec dix ans de recul le devenir à long terme des enfants très prématurés. Elles font état notamment de troubles cognitifs (concentration, mémoire...) qui affectent essentiellement les prématurés de moins de 28 semaines. Par ailleurs, les techniques de prises en charge ont évolué au fil du temps, ce qui rend difficile une interprétation des données ou des statistiques sur des prématurés nés il y a plus de dix ans.
En conclusion, les rapporteurs estiment qu'«après 25 semaines d'aménorrhée, l'expérience médicale et les données de la littérature justifient la mise en oeuvre de soins destinés à favoriser la survie du prématuré en salle de naissance, puis en unité de néonatalogie. Si les conditions sont réunies, il faut tout tenter pour sauver la vie d'un tel prématuré, mais il n'est pas acceptable de s'acharner de façon déraisonnable à sauver cette vie si les traitements entrepris viennent à être disproportionnés par rapport au bénéfice attendu en termes de durée et de qualité de vie.»
En revanche, avant 25 semaines d'aménorrhée ou pour un poids inférieur à 700 grammes, les experts estiment que les séquelles à long terme sont importantes et frappent plus de 30% des prématurés. Les publications scientifiques démontrent d'ailleurs qu'à l'heure actuelle, un enfant de moins de 23 semaines n'a aucune chance de survie.
«Il n'y a pas à l'heure actuelle de consensus sur le maintien en vie d'un tel prématuré en toutes circonstances : il s'agit d'une décision individuelle fondée sur l'expérience de l'équipe, prise après information et accord des parents. Si la réanimation a été efficace en salle de naissance, ultérieurement, au cours de l'hospitalisation, l'équipe doit tenir compte des complications qui peuvent handicaper de façon sévère le futur enfant et adapter sa conduite en fonction de celles-ci.»
Dans tous les cas, l'information éclairée des parents est un élément essentiel pour ces décisions médicales souvent difficiles à prendre.
Pour en savoir plus
Livres et articles récents
Prématurés : des soins plus adaptés, méthode NIDCAP (programme néonatal individualisé d'évaluation et de soins de développement) : Enfants Magazine n° 361, septembre 2006
Berceau cocon : Enfants magazine n°363, novembe 2006
- Sélection de sites consacrés aux prématurés
- tél. 01 47 47 11 27
- http://www.bebe.avant.terme.free.fr
- http://www.clement.desimon.freesurf.fr
- http://www.troptot.com
- http://www.poussinet.com
- http://www.ptitefamille.free.fr
- http://www.cez.com/premature/
- http://www.babyfrance.com
- http://www.colba.net/apep/
- http://www.cipap.info
- http://www.groups.msn.com/premature
- http://www.dominique.premature.free.fr
- http://www.groupes.wanadoo.fr/groups/premature
- http://www.perso.wanadoo/mathilde.premature
- http://www.perso.club-internet.fr/emilieprema
- http://www.membres-lycos.fr/emilieprema
- http://www.membres.lycos.fr/lebebepremature
- http://http://www.neonatalogie.com/bebe_premature_alimentation.php
- Méthode Kangourou













