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La référence pédiatrique en ligne

site complémentaire du livre Votre Enfant, des Drs Rossant, éditions Robert Laffont

Médecines alternatives pour enfants

 

Un article de VotreEnfant.


Sommaire

Le yoga

L'ostéopathie


L'ostéopathie chez les bébés toujours plébiscitée !

08/02/2007

Bien que des projets de décret transmis en décembre dernier au Conseil d'Etat visent à réglementer en France la pratique de l'ostéopathie et notamment à limiter les manipulations réalisées chez le nourrisson en l'absence de toute prescription médicale, l'engouement suscité par cette technique auprès de nos concitoyens ne se dément pas. Les jeunes parents sont confortés dans leur enthousiasme par les messages fréquemment distillés par les médias qui n'hésitent pas à affirmer que l'ostéopathie peut contribuer chez le nourrisson à soulager certains troubles orthopédiques, telles les douleurs liées à des pieds plats ou creux. La pratique de l'ostéopathie face aux nourrissons souffrant de malpositions, qu'elles concernent les pieds, les genoux, les hanches ou le bassin est également encore souvent encouragée.

source : Santé magazine, Janvier 2007, numéro 373, (pages 86-88), www.santemagazine.fr

[v|art-therapie_0001]L'ArtThérapie[/v ==L'ArtThérapie==]

L'homéopathie

"Primum non nocere" (Hippocrate)

vidéo : le Dr Lyonel Rossant explique


Quelques mots d'histoire

C'est 4 siècles avant Jésus-Christ qu'Hippocrate (460-377 av.J.-C.) avait entrevu la similitude qui existait entre l'action toxique d'une substance et son action thérapeutique. Il distinguait deux manières de soigner : par les contraires et par les semblables. Beaucoup plus tard, Paracelse (1493-1541) employait de petites doses d'Ellébore blanc dans le choléra sachant très bien qu'à dose toxique la plante provoquait une diarrhée cholériforme. La teinture de Cantharide qui entraîne une cystite à fortes doses était utilisée à petites doses pour la traiter.

Ce n'est toutefois que dans les années 1790 qu'un médecin allemand de 35 ans du nom de Hahnemann (1755-1843) s'est penché sur la question en expérimentant sur lui-même et sur son entourage, la plupart des produits médicamenteux utilisés en son temps : le quinquina, l'aconit, la belladone, l'ipéca, l'arsenic, les sels de mercure etc...afin d'étudier les symptômes qu'ils


provoquaient chez l'individu sain.

Il s'est ensuite servi de ses constatations pour utiliser ces substances comme médicaments chez des patients qui présentaient des symptômes semblables à ceux qu'elles provoquaient expérimentalement.

Il découvrait ainsi le principe général de l'homéopathie ou Loi de Similitude  : "Similia similibus curentur" : "les semblables guérissent les semblables".

Hahnemann a recherché à partir de quelle dose une substance toxique devient un remède et a déterminé par dilutions successives la "plus petite dose agissante". Il s'est aperçu que des doses "infinitésimales" étaient suffisantes et même plus actives que les doses pondérables.

" Ce qui, à dose pondérable, provoque des symptômes, les guérit à dose infinitésimale".

Dans son ouvrage publié en 1810, l'"Organon de l'Art de guérir", il a élaboré la charte de l'Homéopathie. Né en Saxe et mort à Paris, le fondateur de l'homéopathie est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

D'autres médecins ont ensuite continué dans la voie tracée par Hahnemann, notamment James Tyler Kent (1849-1916) qui publia un répertoire des symptômes, Sébastien des Guidi (1769-1863), Constantin Hering (1800-1880) , Antoine Nebel, Léon Vannier, Charles Rousson...etc.

Quelle est la nature des produits ?

Les remèdes homéopathiques sont constitués par des éléments des trois règnes, minéral, végétal et animal.

Près de 1800 plantes fraîches ramassées dans leur habitat naturel sont utilisées. La plupart des minéraux et un grand nombre de leurs combinaisons chimiques sont à la base d'autres médicaments.

Les remèdes homéopathiques ont une dénomination latine qui heurte certains parents mais qui a l'avantage d'être universelle et de ne pas changer d'un pays à l'autre. Elle a de plus l'intérêt d'indiquer la nature exacte du produit.

Quel est l'aspect des remèdes achetés en pharmacie ?

Bien que toutes les formes de présentation habituelle puissent être prescrites (suppositoires, ampoules buvables ou injectables, pommades, ovules, comprimés etc...), on utilise essentiellement deux formes particulières :

  • le tube de granules (4, 7, 9 CH) : il s'agit d'un tube en polypropylène, matière neutre et inerte, qui contient environ 75 granules. La posologie habituelle est de 3 granules à laisser fondre dans la bouche sans les croquer ni les avaler.
  • la dose de globules (15, 30 CH) : le tube contient environ 200 petites sphères de saccharose-lactose imprégnées de substance médicamenteuse. Le contenu de tout le tube est à prendre en une fois et à laisser fondre dans la bouche.

Comment sont préparés les remèdes ?

Le point de départ est la teinture-mère (T.M.).

Des dilutions sont ensuite préparées au 1/100 les unes des autres. Une goutte de substance de base mélangée à 99 gouttes de solvant (eau+alcool) donne la première centésimale Hahnemannienne ou 1 CH. Une goutte de cette solution ajoutée à 99 gouttes de solvant donne le produit en 2 CH. On continue ainsi de suite jusqu'à 30 CH.

La dynamisation du remède est primordiale. Chaque préparation au 1/100° est secouée énergiquement avant de servir à la dilution suivante.

Quelques sont les précautions à prendre ?

Les remèdes homéopathiques ne doivent pas être stockés dans l'armoire à pharmacie près de substances volatiles qui risqueraient de contrarier leur efficacité : éther, camphre, parfums...

Il faut éviter les frictions de poitrine avec des substances contenant du camphre.

Il n'y a pas d'intoxications avec les remèdes homéopathiques. L'enfant qui par mégarde a avalé le contenu de un ou plusieurs tubes n'a pas à subir de lavage d'estomac et aucune surveillance particulière n'est nécessaire. Cela dit, pour des raisons éducatives, il convient d'éviter ce genre d'incidents qui pourrait se reproduire avec des médicaments allopathiques dangereux. Il est bon par conséquent de ranger tous les produits hors de portée des enfants.

La menthe, les chewing-gums, les boissons gazéifiées et sucrées, les bonbons parfumés ne gênent en rien l'absorption du remède homéopathique.

Comment donner les remèdes aux nourrissons et aux petits enfants ?

Beaucoup de parents, peu habitués à ces prescriptions, se posent la question. En fait, plusieurs techniques sont possibles.

Bien que 2 granules en une prise soient suffisants, il est préférable d'en donner 3 ou 4 car l'enfant les croque et les avale rapidement.

On peut laisser dissoudre les granules ou les globules dans un peu d'eau pure à donner 1/4 d'heure avant les repas. Les parents doivent êtres prévenus que les remèdes homéopathiques fondent lentement...!

On peut les écraser dans une cuillère avec un peu d'eau. On peut tout aussi bien les mettre directement dans la bouche entre la lèvre et la gencive.

Les remèdes homéopathiques ressemblant à des bonbons, les enfants les absorbent facilement. Les bouchons des tubes sont généralement étudiés pour recevoir les granules.

Pour les nourrissons, il est possible de préparer le matin un biberon de 100 g d'eau dans lequel on a fait dissoudre une douzaine de granules et faire boire à l'enfant toutes les 2 ou 4 heures quelques gorgées de cette préparation. Il est préférable par contre de ne pas dissoudre les granules dans le lait. En effet, le produit actif risque de se trouver collé aux parois du biberon avec les traces de lait.

En général la fréquence de la prise des remèdes au cours de la journée dépend de la dilution :

  • granules 4 CH : 3 granules toutes les 2 heures;
  • granules 5 CH : 3 granules toutes les 3 heures;
  • granules 7 ou 7 ou 9 CH : 3 granules 3 fois par jour;
  • doses 15 CH : 1 dose par semaine ou tous les 15 jours;
  • doses 30 CH : 1 dose par mois.

Il est important que le remède soit administré au moment où les symptômes qui le caractérisent sont présents chez l'enfant malade. Les prises médicamenteuses sont espacées dès qu'une amélioration est obtenue et totalement suspendues aussitôt que l'enfant est guéri contrairement aux règles de l'allopathie (antibiotiques par exemple).

Après la prise des remèdes, on observe parfois une aggravation des symptômes généralement passagère. Les parents ne doivent pas s'inquiéter, c'est la preuve que le remède est bien choisi. Il faut continuer à suivre la prescription.

Les remèdes homéopathiques ne sont-ils pas des placebos ?

De nombreux travaux existent et cherchent à démontrer l'efficacité de la méthode.

Bernard Poitevin, responsable de l'unité de recherche a étudié par exemple l'action de deux préparations de Belladona et Ferrum Phosphoricum en 5 et 9 CH. L'étude a été faite sur des globules blancs qui, au cours d'une inflammation, libèrent des radicaux oxygénés libres qui entretiennent l'inflammation. Les expériences ont montré que les deux remèdes provoquent une inhibition de la libération des radicaux libres comparable à celle obtenue avec des dilutions d'indométacine et de déxaméthasone.

Le devenir du remède homéopathique dans l'organisme est inconnu. Toutefois, de nombreuses expériences prouvent l'activité réelle de la dose infinitésimale et le pouvoir protecteur de certains remèdes contre des maladies expérimentales.

Les sceptiques, à partir de la loi d'Avogadro, arguent de l'absence de produit actif initial lorsque la dilution dépasse 12 CH.

"J'attends qu'on me présente un seul dossier établissant de manière convaincante l'efficacité d'un remède homéopathique". (Pr. Lechat, professeur de pharmacologie, membre de l'Académie de Médecine)

En fait, il semble que le principe actif du remède homéopathique ne soit pas la quantité de produit présent dans la solution mais la modification spécifique du solvant sous l'influence, d'une part de la substance originelle et d'autre part de la dynamisation (succussions exécutées au cours de chaque dilution). L'activité du médicament homéopathique serait à rechercher dans les modifications apportées au solvant lors de la préparation homéopathique. Des scientifiques étudient l'influence des dilutions homéopathiques sur les membranes cellulaires.

Malheureusement, les principes de l'homéopathie ne sont pas démontrables selon les critères scientifiques officiellement reconnus dans les facultés de médecine. Les statistiques sont difficiles à établir car la même maladie peut connaître plusieurs traitements puisque le traitement s'adapte à chaque malade et le même remède peut soigner plusieurs maladies. Le mode d'action des remèdes reste inconnu même s'il s'apparente à l'immunologie. L'effet placebo, l'impact psychologique du contact médecin-malade joue probablement un rôle mais sans doute autant qu'en médecine allopathique et les médecines "douces" n'en ont pas le privilège exclusif...!

"Les médecines douces peuvent être intéressantes à condition d'en expurger le charlatanisme. Nous devons nous incliner devant les faits si on nous montre l'efficacité d'une méthode, et même si cette efficacité n'est ni comprise ni expliquée" (Raymond Villey, lorsqu'il était Président du Conseil National de l'Ordre des Médecins)

Dans leur ouvrage "L'Homéopathie", paru en 1985, Jean-Jacques Aulas, G.Bardelay, J.-F. Royer et J.-Y. Gauthier, médecins et pharmaciens, font le point et évaluent de façon critique les fondements empiriques et l'efficacité thérapeutique des remèdes homéopathiques.

Quelle est la place de l'homéopathie en pédiatrie ?

Il est évident que toutes les maladies ne peuvent pas être traitées par homéopathie.

Il faut connaître les limites de ces remèdes et ne pas refuser :

  • la chirurgie quand elle est nécessaire ;
  • les traitements allopathiques (antibiotiques, hormones substitutives etc...) efficaces et indispensables qui assurent une guérison certaine dans un grand nombre de maladies.

Par contre, les troubles fonctionnels, de nombreuses maladies virales (grippe, oreillons, rougeole, rubéole, coqueluche, varicelle, hépatite, mononucléose infectieuse, herpès, rhino-pharyngites, otites, laryngites, bronchites, toux etc...) sont tout à fait abordables par l'homéopathie. La médecine dite "scientifique" ne sait pas tout et ne peut proposer de tout guérir.

Les maladies allergiques (asthme, urticaire, eczéma etc...), les douleurs abdominales, certains troubles du comportement, les verrues, les rhinopharyngites à répétition etc... sont susceptibles d'être nettement améliorés par l'homéopathie.

L'énurésie, les troubles du sommeil sont d'autres situations fréquentes en pédiatrie où la médecine classique ne propose que les traitements palliatifs non dénués de toxicité, tout au moins potentielle.

Chaque fois qu'un traitement homéopathique est possible, il est détaillé ici.

Nous voulons cependant donner ici quelques situations très fréquentes et simples

En cas de fièvre : 3 à 5 granules en 7 ou 9 CH toutes les 2 heures

  • Aconit dès le début surtout s'il est brusque et qu'il n'y a pas de sueurs
  • Belladona si la fièvre est élevée avec sueurs et visage chaud
  • Ferrum phosphoricum si la fièvre est peu élevée

En cas d'écoulement nasal :

  • en cas d'écoulement nasal clair et filant : Allium cepa ou Euphrasia
  • en cas d'écoulement nasal plus épais, jaunâtre : Kalium bichromicum ou Hydrastis
  • en cas d'écoulement nasal purulent : Mercurius solubilis

En cas de douleurs aux oreilles (otalgie):

  • Ferrum phosphoricum

En cas d'épistaxis :

  • China : 3 granules toutes les 5 minutes
  • Arnica si c'est à la suite d'un choc

En cas de conjonctivites :

  • Belladona

En cas d'urticaire :

  • Apis mellifica 9 CH : 3 granules toutes les 10 minutes

En cas de piqûres de moustiques :

  • Apis mellifica 9 CH
  • Urtica urens 9 CH
  • Ledum pallustre 9 CH

à répéter jusqu'à la disparition du prurit.

En cas de vomissements :

  • si la langue est propre : Ipeca 9 CH
  • si la langue est chargée : Antimonium crudum 9 CH

En cas de diarrhée :

  • Podophyllum 9 CH
  • China 9 CH

En cas de brûlures ou de coups de soleil

  • Apis ou Belladona si la peau est rouge
  • Cantharis 9 CH s'il existe des phlyctènes

Chez le nouveau-né :

  • coliques post-prandiales : Nux vomica, Cuprum metallicum en alternance avant les biberons
  • vomissements ou diarrhées : Aethusia cynapium 5 CH, Magnesia carbonica avant les biberons
  • constipation : Nux vomica, Opium, Magnesia muriatica
  • muguet buccal : Borax et soins locaux avec Hydrastis TM en application (30 gouttes dans un demi-verre d'eau)
  • érythème fessier : Belladona si fesses rouges

Rhus toxicodendron si vésicules

Mercurius solubilis si surinfection

  • croûtes de lait : Antimonium crudum et Calcarea carbonica
  • en cas de poussée dentaire : Chamomilla, Rheum, Podophyllum
  • Après les vaccinations : Thuya 30 CH : 1 dose

A. Dans la PSORE :

Les signes essentiels de cette diathèse sont :

  • dans les antécédents personnels et familiaux :
  • sédentarité, pollution atmosphérique
  • parasitose intestinale
  • infections récidivantes ou rebelles
  • eczéma, migraines, asthme, colites
  • asthénie mentale ou physique, intermittente en "coups de pompe" ou globale, profonde et continue
  • alternances morbides et manifestations paroxystiques périodiques
  • apparition des symptômes internes après suppression d'eczéma
  • troubles de la thermorégulation
  • sécrétions et excrétions de mauvaise odeur
  • troubles de l'appétit
  • importance de l'atteinte cutanée (prurit)
  • atteinte fréquente du tractus intestinal : troubles digestifs divers
  • les principaux remèdes sthéniques sont :
  • HEPAR SULFUR :
  • enfant irritable et coléreux, hypersensible à la douleur
  • frileux, hypersensible au contact
  • secrétions et excrétions acides et malodorantes (vieux fromage)
  • tendance suppurative (pus mal lié sanguinolent)
  • amélioration à la chaleur
  • NUX VOMICA
  • enfant coléreux, intoxiqué par des médications itératives
  • hypersensibilité physique et psychique
  • frilosité, grande sensibilité aux courants d'air
  • désirs d'aliments gras et d'excitants qui aggravent
  • somnolence post-prandiale améliorée par un court somme
  • langue chargée, nausées, constipation, insomnie
  • SULFUR
  • antécédents d'eczéma, d'allergie
  • périodicité nette, alternances morbides
  • troubles de la thermorégulation
  • besoin d'air frais
  • diarrhée matinale impérieuse
  • rougeur des orifices
  • les principaux remèdes asthéniques sont :
  • CALCAREA CARBONICA
  • enfant gros et lent, poussant en largeur
  • transpiration nocturne de la tête
  • hypertrophie des amygdales, des végétations et des ganglions cervicaux
  • frileux aggravé par l'humidité
  • diarrhée ou constipation
  • intolérance au lait
  • eczéma suintant du cuir chevelu
  • LYCOPODIUM
  • enfant coléreux, autoritaire et peureux
  • frileux aggravé par l'air confiné et la chaleur, au réveil et vers 16 heures
  • troubles digestifs : constipation, vite rassasié, ballonnement abdominal
  • "crises d'acétone"
  • rhinopharyngites à répétition avec otites ; angines débutant à droite améliorées par les boissons chaudes

B) Dans le TUBERCULINISME

Cette diathèse est caractérisée par :

  • antécédents chargés : rougeole, coqueluche, coryzas, rhino-pharyngites, bronchites, broncho-pneumopathies, pleurésie, adénopathies, poussées de fièvre inexpliquées, anémie, croissance rapide
  • hypersensibilité nerveuse avec fatigabilité
  • extrême variabilité des symptômes
  • acrocyanose
  • tendance aux manifestations fébriles
  • éliminations muqueuses ou séreuses
  • déminéralisation et décalcification
  • amaigrissement, déshydratation
  • frilosité
  • constipation

(R.Zissu)

  • les principaux remèdes sthéniques sont
  • CALCAREA PHOSPHORICA :
  • faiblesse nerveuse : la moindre chose l'effraie
  • enfants anémiques, agités, excités, réveillés la nuit par des cauchemars
  • douleurs de croissance, céphalées. Enfant qui pousse en longueur, incapable de soutenir un effort prolongé
  • désir de viande salée
  • abdomen flasque
  • aggravation au froid humide
  • IODUM
  • préocupé, inquiet, anxieux, agité
  • a toujours trop chaud
  • amaigrissement tout en mangeant normalement
  • diarrhée
  • adénopathies
  • SULFUR IODATUM
  • irritable, agité, impatient, sur fond de fatigue
  • maigre sans appétit
  • hypertrophie des amygdales, des végétations et des ganglions cervicaux
  • obstruction nasale
  • bronchites, constipation ou diarrhée, éruptions cutanées
  • PULSATILLA
  • caractère doux, facile, timide, affectueux, changeant, passant du rire aux larmes, pleurnicheur. Tempérament lent et flegmatique
  • ne supporte pas l'air confiné, amélioré par l'air frais
  • extrémités froides et moites
  • écoulements mucopurulents jaunâtres non irritants
  • transit irrégulier
  • dégoût des graisses
  • absence de soif
  • NATRUM MURIATICUM
  • introverti, susceptible, rancunier, aggravé par la consolation
  • affaibli par sa maladie
  • amaigrissement avec appétit conservé
  • désir de sel et soif intense
  • frileux aggravé par la chaleur
  • les principaux remèdes asthéniques sont :
  • MANGANUM
  • enfant fatigué, épuisé, allant se coucher en rentrant de classe
  • pâle, anémié, yeux cernés, anorexie
  • aggravation par le froid humide
  • rhinopharyngites à répétition débutant par une angine et se compliquant d'otite
  • terrain allergique
  • SILICEA
  • enfant nerveux, fatigué par une suppuration traînante
  • irritable, timide, hypersensible, tétu, obstiné
  • amaigrissement progressif
  • frileux agravé par le froid humide
  • transpire des pieds et de la tête la nuit. Mains moites
  • maladies ORL à répétition après vaccins (BCG, variole...)

C. Dans la SYCOSE

Cette diathèse se reconnaît sur les signes suivants :

  • mauvais effets persistants de toxi-infections, de prises prolongées d'antibiotiques, de corticoïdes, de vaccins, de sérums, de chocs chirurgicaux, de chocs émotionnels, de problèmes psychologiques
  • idées obsédantes avec tendance dépressive, surtout par temps humide
  • aggravation générale par l'humidité
  • amélioration générale par le mouvement lent
  • infections persistantes et rebelles ORL avec tendance aux écoulements épais et jaunâtres ou jaune-verdâtres
  • sueurs localisées, grasses, visqueuses, irritantes, malodorantes
  • pâleur blafarde habituelle

(Zissu)

Les remèdes sont :

  • THUYA
  • manifestations ORL à répétition provoquées ou aggravées par une vaccination.
  • infiltré, lent, inquiet, anxieux (idées fixes)
  • aggravé la nuit vers 4 heures et par l'humidité
  • verrues, phanères cassants
  • catarrhe chronique du nez et du cavum
  • NATRUM SULFURICUM
  • enfant mélancolique
  • antécédents de traumatisme crânien
  • aggravation physique et morale par l'humidité
  • flatulence, diarrhée après le petit déjeuner
  • asthme par temps humide
  • DULCAMARA
  • agité mais déprimé dans les états fébriles
  • frileux aggravé par le froid humide
  • sensation de froid local, endolorissement musculaire
  • la disparition d'une éruption cutanée provoque de la diarrhée.

D. Dans le LUETISME

On reconnaît cette diathèse plus rarement en cause sur les éléments suivants :

  • dans les antécédents des ascendants : syphilis, éthylisme, fausses couches répétées, accouchements prématurés, mortalité infantile élevée
  • dans les antécédents personnels : oreillons, angines à répétition avec hypertrophie des amygdales et des végétations, enfance difficile, grands nerveux, vomisseurs, enfants ayant marché et parlé tard, convulsions précoces, chéloïdes, acétonémie, masturbation infantile précoce
  • arriération mentale, enfants instables, impulsifs, impudiques, vicieux, insomniaques
  • besoin de se laver les mains à tout instant
  • besoin de frotter un objet avec la main
  • aggravation nocturne des troubles
  • aggravation au bord de la mer et amélioration à la campagne
  • croissance défectueuse
  • dissymétries morphologiques avec hyperlaxité ligamentaire
  • percussion douloureuse du tibia et du sternum

(R.Zissu)

Les principaux remèdes sont :

  • CALCAREA FLUORICA
  • anxieux, indécis, instable, aux réactions vives mais imprévisibles et peu durables
  • articulations hyperlaxes
  • asymétrique
  • imaginatif
  • aggravation par le froid humide et au repos
  • MERCURIUS
  • sujet "thermomètre" sensible aux changements de température mais surtout au froid humide.
  • enfant faible, lent à répondre
  • sueurs abondantes.
  • tremblements des mains
  • hypersalivation, langue gardant l'empreinte des dents
  • BARYTA CARBONICA
  • enfant retardé physiquement et mentalement, lent pour tout
  • prend froid facilement, aggravé par l'humidité froide
  • hypertrophie des amygdales, des végétations et des ganglions cervicaux

La trousse de base homéopathique (remèdes à avoir dans son armoire à pharmacie ou en voyage)

Aconit 7 ou 9 CH

Antimonium crudum 7 ou 9 CH

Antimonium tartaricum 7 ou 9 CH

Argentum nitricum 7 ou 9 CH

Arnica 7 ou 9 CH

Arsenicum album 7 ou 9 CH

Belladona 7 ou 9 CH

Bryonia 7 ou 9 CH

Calendula TM

Carbo vegetabilis 7 ou 9 CH

Chamomilla 7 ou 9 CH

China 7 ou 9 CH

Cina 7 ou 9 CH

Coffea 7 ou 9 CH

Eupatorium perfoliatum 7 ou 9 CH

Euphrasia 7 ou 9 CH

Gelsemium 7 ou 9 CH

Hepar sulfur 7 ou 9 CH

Ignatia 7 ou 9 CH

Ipeca 7 ou 9 CH

Lycopodium 7 ou 9 CH

Magnesia phosphorica 7 ou 9 CH

Mercurius solubilis 7 ou 9 CH

Nux vomica 7 ou 9 CH

Phosphorus 7 ou 9 CH

Podophyllum 7 ou 9 CH

Pulsatilla 7 ou 9 CH

Rhus toxicodendron 7 ou 9 CH

Sambucus nigra 7 ou 9 CH

Sulfur 7 ou 9 CH

POUR EN SAVOIR PLUS

Caironi B. : Homéopathie du nourrisson et de l'enfant. Editions Dangles, 2003

Chemouny B. : Guide de l'homéopathie pour l'enfant. Odile Jacob, 2003

Pour en savoir plus

Livres et articles récents

  • l'ostéopathie. Maman!, septembre 2006
  • l'homéopathie : Maman!, octobre 2006
  • homépathie et maux de l'hiver : Maman!décembre 2006/Janvier 2007

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