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La référence pédiatrique en ligne

site complémentaire du livre Votre Enfant, des Drs Rossant, éditions Robert Laffont

Mon enfant n'aime pas certains aliments

 

Un article de VotreEnfant.

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sur l'alimentation


sur l'alimentation


France-Bleu-Azur :


Mon enfant n'aime pas certains aliments (le lait, les légumes, les fruits, la viande, le poisson etc.)

L'enfant ne peut pas aimer tous les aliments. Il est normal que face à certains, il refuse de manger ou même de goûter. Alors quand il s'agit d'aliments aussi importants que les légumes, les fruits, la viande, le poisson, que faire?

Tous les enfants sont difficiles à table à un moment ou à un autre de leur développement, et surtout à partir de 2 ans. Il est exceptionnel que tous les repas se passent bien et que l'assiette soit entièrement vidée tous les jours. D'ailleurs, dès les premiers mois de leur vie, les bébés réalisent le pouvoir qu'ils ont sur leurs parents en acceptant ou en refusant de manger.

Rappelez-vous de ces règles de bon sens : un enfant en bonne santé ne se laisse jamais mourir de faim et l'enfant qui aime tout n'existe pas.

1°) Anticiper la néophobie


La « néophobie » est une étape normale du développement qui apparaît vers 2 ou 3 ans : l'enfant évite ce qui est nouveau et notamment les aliments qu'il ne connaît pas. C'est peut-être un mécanisme génétique d'autodéfense contre l'intoxication alimentaire.

Il vous faut donc anticiper les difficultés futures et diversifier le plus tôt possible les repas tant que l'enfant n'est pas encore entré dans sa phase de néophobie. Plus vous lui ferez découvrir de nouveaux goûts, de nouvelles saveurs, de nouvelles textures, de nouvelles couleurs, moins vous aurez de risque de vous retrouver avec un enfant qui ne mange que des pâtes, des frites ou des biscuits.

Dans le cadre de l'apprentissage alimentaire, l'idéal est de contourner les comportements d'aversion alimentaire, notamment en utilisant les effets de répétition et d'imitation.

Le meilleur moyen est d'inciter l'enfant à goûter ce qu'il n'aime pas, de façon répétée. Les psychologues ont montré que plus un aliment est fréquemment rencontré, plus il est apprécié. Ce processus de "familiarisation" est néanmoins soumis à certaines conditions :

  • le dégoût pour l'aliment ne doit pas être trop puissant;
  • l'aliment ne doit pas être trop différent de ce que l'enfant connaît;
  • l'aliment refusé doit alterner avec des aliments acceptés avec plaisir;
  • il ne faut pas hésiter à représenter l'aliment refusé plus de vingt fois;
  • des facteurs positifs doivent être associés à ces représentations : effet rassasiant, facteurs affectifs etc.

Différentes expériences ont montré par exemple que lorsque l'enfant mange à table avec d'autres enfants et que ces derniers dégustent avec plaisir l'aliment qu'il refuse, il se met à copier ses camarades en quelques jours. De même, d'autres expériences montrent que lorsque l'aliment nouveau est consommé dans un contexte chaleureux, en présence d'un adulte ou comme gratification, cela se passe beaucoup mieux. Il est important de manger avec l'enfant, de lui parler, d'éviter de penser à ses propres soucis et de lui montrer le plaisir que l'on prend soi-même à consommer certains aliments.

Evitez l'erreur fréquente qui consiste à obliger l'enfant à finir le plat qu'il n'aime pas en lui promettant un dessert aimé après. C'est le meilleur moyen de lui faire détester encore plus l'aliment dont il a horreur.

Si votre enfant préfère les desserts, les biscuits, les laitages sucrés plutôt que les légumes, la viande ou le poisson, il n'a pas tort. Il ne fait que suivre sa programmation. Sa préférence pour le goût sucré est normale, innée et présente dès la naissance. C'est peut-être un comportement de survie qui permet d'éviter l'hypoglycémie rapidement fatale à cet âge. L'appréciation des autres goûts et saveurs vient plus tard avec l'éducation et l'imitation. S'il devait choisir entre un légume et une sucrerie, combien de jeunes enfants choisiraient le premier ?

Cependant, les parents qui donnent une alimentation sucrée (biscuits, crèmes dessert etc.) sous prétexte que sinon leur enfant ne mangerait rien, se trompent lourdement et entrent dans un cercle vicieux qui peut durer des années. Ne forcez jamais un enfant à manger ce qu'il ne veut pas mais ne remplacez jamais le plat refusé par un palliatif sucré ou un autre cuisiné spécialement pour lui.

Préparez des menus pour la semaine et inscrivez-les sur une feuille de papier dans la cuisine. Bien sûr, votre enfant ne sait pas lire mais ce n'est pas grave. Lisez-le lui. Prévoyez des plats qu'il aime, des frites ou des pâtes, certains jours et des légumes à d'autres.

II. L'enfant qui n'aime plus le lait

Au moment du sevrage, l'enfant peut ne pas aimer la tétine et refuser le biberon. Testez la tétine en silicone s'il refuse celle en caoutchouc et vice-versa. De la patience, de la persévérance, de la douceur viennent en général à bout de ses réticences en quelques jours. N'hésitez pas à redonner le sein puis à reproposer le biberon ou faites donner ce dernier par le papa.

L'enfant au biberon qui refuse le lait vers 4 mois :

  • le goût ne lui plaît plus : débutez la diversification;
  • il a une poussée dentaire;
  • il couve une maladie.

Proposez-lui à boire (eau sucrée ou soluté de réhydratation) et surveillez son état général : fièvre, diarrhée, vomissements, éruption cutanée, rhinopharyngite, toux etc. Prévenez votre pédiatre au moindre doute.

L'enfant de 8 à 12 mois qui refuse le lait :

  • le goût du lait 2ème âge ne lui plaît plus : ajoutez du cacao ou de l'extrait de vanille. Modifiez sa consistance en l'épaississant avec des céréales. Passez à un lait "3", un lait de croissance ou du lait UHT demi écrémé ou entier;
  • c'est peut-être le goût du caoutchouc de la tétine qui ne lui plait plus: essayez la timbale, la tasse ou le verre à bec;
  • il préfère manger à la cuillère : proposez des fromages blancs, des yaourts, des petits- suisses.

L'enfant de plus de 1 an qui refuse de boire du lait :

Pour éviter les carences en calcium, donnez-lui des laitages : fromages blancs, yaourts, petits suisses. Proposez un fromage à chaque repas, beurrez des tartines de pain. Cuisinez des plats avec du lait (soufflés, gratins, purées, potages, flans, clafoutis, pain perdu, polenta, sauce Béchamel, entremets, gâteaux, milk-shake etc.), des yaourt, du fromage blanc, du fromage fondu ou de la crème fraîche. Proposez des boissons au lait déguisé : yaourt à boire, boissons aux fruits et au lait (type Danao etc.).Choisissez plutôt des aliments riches en calcium : sardines, épinards, brocolis, eaux minérales riches en calcium (Vittel, Contrexéville etc.).

Peut-être aussi que votre enfant n'aime plus le lait car il ne le supporte pas. Parlez-en avec votre pédiatre. S'il s'agit d'une intolérance mineure aux protéines de lait de vache, il vous conseillera de le remplacer par du lait de soja ou du lait d'amandes. S'il s'agit d'une intolérance au lactose, les laitages sont en général bien supportés.

Différentes recettes de cuisine vous permettent de donner du lait à votre enfant même s'il refuse de le boire.


III. L'enfant qui n'aime pas les légumes

Chroniques France Bleu Azur - Dr Lyonel Rossant


Dans les lignes qui suivent, nous évoquerons le cas des enfants qui mangent des frites, des pâtes, du riz, des biscuits etc. mais refusent systématiquement les légumes.

Ce n'est pas l'endive, l'épinard, le poireau, le salsifi ou le navet qu'il refuse, ce sont tous les légumes, au sens générique, quels que soient leur présentation et leur mode de cuisson

Alors qu'il n'y a aucun rapport de goût, consistance, couleur, préparation, texture, température (crus ou cuits, chauds ou froid.) entre la laitue, le chou-fleur, le radis, le concombre ou la tomate.

L'enfant ne sait pas que tous ces aliments sont rangés dans la catégorie des légumes.

Votre enfant est-il dégoûté par un ou deux légumes (épinards, haricots verts, navet, endives.) ou bien refuse-t-il systématiquement tous les légumes quels que soient leur présentation et leur mode de cuisson ? Dans ce dernier cas, où son aversion est "générique", ce n'est plus une question de goût mais d'éducation : votre enfant n'aime pas ce qui est nouveau et les légumes ne lui ont pas été présentés lorsqu'il en était encore temps. C'est maintenant qu'il va vous falloir ruser et réviser votre politique nutritionnelle!

Les 18 règles d'or pour l'enfant qui n'aime pas les légumes

Ce cas est très fréquent. Surtout, pas de panique! Mais de l'astuce.

1. Posez-vous la première question cruciale : aimez-vous les légumes vous-même ?

Mangez-vous des fruits et les légumes avec plaisir à chaque repas ?

Si ce n'est pas le cas, ne vous étonnez pas que votre enfant vous copie!

Donnez l'exemple à votre enfant qui vous regarde : c'est l' « éducation silencieuse ».

Ayez toujours en vue la « pyramide alimentaire ».

2. Faites participer l'enfant aux achats des aliments et à la préparation des plats.

Amenez-le au marché et apprenez-lui le nom des différents fruits et légumes. Aidez-vous si besoin d'un album illustré. Combien d'enfants ne savent pas reconnaître une endive, une tomate ou une betterave. ?

Faites-lui admirer les étals de la même façon qu'il s'extasie au supermarché devant les paquets de céréales de petit déjeuner, biscuits ou des sucreries lactées

Faites-le participer aux achats des aliments et à la préparation des plats en cuisine dès qu'il est en âge de le faire, c'est-à-dire à partir de 2 ans et demi.

S'il vous dit « Berk ! », ne vous contentez pas de cette réponse ; demandez-lui d'exprimer ses sensations : « c'est amer », « ça pique la langue », « ça croque », « on dirait des endives » etc.

3. Ne forcez jamais un enfant à manger ses légumes. Ne le félicitez pas s'il les mange. Ne le punissez pas s'il ne les mange pas.

Ne vous fâchez pas s'il refuse de goûter les légumes. Ne le félicitez pas s'il les mange.

Évitez terreur, menace, flatterie etc. Ne prolongez pas le séjour à table. Pas de chantage au dessert. Ne remplacez pas un plat refusé par un autre !

4. Mettez peu d'aliment dans l'assiette. N'ayez pas peur du ridicule

Pratiquez la « nouvelle cuisine ». Servez très peu de légumes à la fois dans l'assiette. N'ayez pas peur du ridicule. : 4 petits pois, 4 haricots verts.Mettez l'enfant en position de demander plutôt que de refuser !

5. - N'hésitez pas à représenter vingt fois les mêmes légumes au fil des semaines ou des mois

Même si l'enfant les refuse, proposez-lui régulièrement des légumes: ils ne seront plus pour lui des aliments "inconnus". Il faut en moyenne cinq essais pour qu'un enfant commence à changer d'avis.

Parfois, il est nécessaire de représenter vingt fois l'aliment, 15 jours plus tard (pas racorni au repas suivant !), pour le lui faire accepter. En matière d'initiation au goût de certains aliments, n'hésitez pas et vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage.

Commencez par les légumes au goût doux : carottes caramélisées, maïs doux, potiron, haricots mangetout, patate douce, courges, poivrons rouges, panais.

6. Présentez les légumes au début des repas quand l'enfant a le plus d'appétit

7. Faites preuve d'un peu d'imagination ou investissez dans un livre de recette.

Les industriels de l'agroalimentaire sont également confrontés à ce problème. Ils savent que les parents informés veulent donner des légumes à leurs enfants et que ces derniers ont parfois du mal à les accepter. Alors, ils réfléchissent et offrent des solutions industrielles à leur échelle : c'est ainsi qu'aux Etats-Unis, on trouve des choux-fleurs au goût de chewing-gum, des carottes au goût de haricots à la tomate etc.

Avec un peu d'imagination, quelques notions culinaires simples ou un livre de recettes, vous allez pouvoir proposer des recettes simples permettant d'inclure des légumes de façon très simples.

C'est si facile de préparer des purées de couleurs étonnantes présentées et décorées de façon amusante (épinards, courgettes, laitues, chou-fleur, brocoli, endives, carotte, potiron...). Décorez vos purées avec des rondelles d'ouf dur, de citron, de radis, d'olives, de morceaux de légumes découpés de façon amusante etc. une branche de persil, une olive, un cornichon

Les enfants ont une préférence marquée pour les féculents, pâtes, le riz, le taboulé et les pommes de terre. Profitez-en pour mélanger des légumes avec. De nombreuses recettes de pâtes aux légumes permettent d'introduire facilement ces fameux légumes incognito :

  • riz à la tomate, aux épinards, à la citrouille, courgettes ou aux légumes avec des morceaux d'omelette et de jambon, risottos divers,
  • semoule aux petits pois, couscous aux légumes, taboulé avec tomates et concombre, flan de courgettes à la semoule,
  • polenta (semoule de pois chiche) aux légumes rôtis
  • pâtes : gâteau de pâtes aux épinards, lasagnes aux légumes, pâtes au chou-fleur, aux haricots verts, aux petits pois et à la pomme de terre, aux courgettes, aux champignons, aux brocolis et aux anchois , aux lentilles , aux brocolis et au jambon, gratin de pâtes (nouilles), coquillettes aux petits pois, potage minestrone .
  • raviolis, nems, feuilles de briques, crêpes fourrées aux légumes

Confectionnez des tourtes et des tartes : légumes mixés et mélangés à de la viande dans une tourte aux légumes ; tarte aux légumes variés, tarte aux pointes d'asperges, Tarte tatin d'aubergine, flamiche aux poireaux.

Préparez un pain de chou-fleur à la sauce tomate, un gâteau de chou-fleur. une terrine de légumes avec coulis de tomates. ou des beignets de légumes .

Offrez des croquettes gourmandes aux légumes (fleur de courgette, carotte, brocolis, chou-fleur etc.), croquettes de semoule aux légumes et au coulis de tomate (enrobez des rondelles de légumes dans un peu de farine avec de l'eau et faites frire 2 minutes), des palets de céréales aux légumes, galette de carottes ou de lentilles, papillotes surprise, des soufflés à l'avocat ou de navets .

Pensez aux mousses de laitue, mousse de légumes.

Vous pouvez préparer des mini pizza aux légumes ; ajoutez de la vraie tomate sur une pizza surgelée ou faites une pizza avec de la pâte surgelée et ajoutez votre garniture fraîche, une moussaka (aubergine et viande hachée), ratatouille de légumes,

Proposez des pans-bagnats, des légumes farcis à la viande (courgettes, tomates, poivrons, feuilles de vigne, champignons.), des tomates fourrées aux carottes, desartichauts farcis aux crevettes, des gratins de légumes à la Béchamel avec du gruyère râpé : gratin de fenouil, tomates, bettes, courgettes, navet, épinards, céleri-rave ; n'oubliez pas les légumes sautés : courgettes sautées à l'anis. et les légumes frits.

Mélangez les légumes avec les oufs : ouf en nid de légumes gratinés, omelettes aux légumes finement émincés. ; avec le poulet : au citron et purée de carottes, poulet au curry et courgettes à la menthe ou avec du poisson : daurade en papillote avec jardinière de légumes.

Râpez menu des légumes crus (carottes, concombres.) et parsemez-les dans une purée, un ragoût, une soupe ou une sauce.

Diluez vos purées (carottes, brocolis, champignons, oignons.) pour les transformer en sauces ou coulis pour napper pommes de terre, pâtes ou riz.

Noyez les légumes sous une sauce tomate faite maison, une sauce blanche, du Ketchup ou une Béchamel!

8. Préparez des soupes épaisses

Plutôt qu'offrir une soupe liquide insipide où surnagent des légumes coupés en dés, préparez des soupes épaisses : gaspacho, bortsch, potage minestrone (mélange de légumes avec des pâtes ou du riz), soupe de potiron.

Ajoutez des pâtes ou des petits croûtons, du persil, une cuillère de yaourt, de crème fraîche, du gruyère râpé, pour rendre la soupe encore plus onctueuse

9. Mélangez sucré et salé. Jouez sur les odeurs

Cuisinez les fruits en version salée : pommes au four avec volaille, porc à l'ananas etc., ou proposez des mélanges sucrés-salés; c'est exotique et ça marche

Jouez sur les odeurs en utilisant les herbes aromatiques, l'estragon, le thym, le laurier, la menthe etc..

10. Achetez des surgelés

Les poêlées de légumes sont une façon originale et simple d'apporter les légumes variés à l'enfant, même s'ils sont plus gras que d'habitude :

Poêlée à la romaine (chou Romanesco, aubergines, haricots plats, tomates, oignons), à la méridionale (haricots verts, aubergines, salsifis, oignons, poivrons), à la villageoise (haricots verts, champignons de Paris, brocolis, oignons, poivrons), à la forestière (haricots verts, oignons, brocolis, pholiotes, champignons de Paris, cèpes, bolets), à la provençale (fenouil, tomates, courgettes, aubergines, oignons, olives noires), à l'asiatique (courgettes, carottes, poivrons jaunes, pousse de soja, champignons noirs) etc

Le "mélange d'Armor" apporte brocolis, choux-fleurs, carottes et haricots verts très fins.

La "Julienne de légumes » est un mélange de carottes, courgettes, concombres et céleri.

La "Brunoise de légumes" comporte des courgettes, des navets, des carottes et des oignons.

Les gratins de légumes sont en général très appréciés : fenouil, aubergines, brocolis, choux-fleurs, courgettes, poireaux, gratin de légumes à la provençale, gratin dauphinois.

Différentes purées sont disponibles : carotte, pomme de terre, brocolis, artichauts, pois cassés, potiron, marron.

Vous trouverez aussi :

  • des croustillants de légumes à la ricotta
  • des beignets de légumes (aubergines, poivrons.)
  • des palets (choux fleurs et brocolis etc.)
  • des timbales de mousse (carottes, céleri.)
  • des terrines de légumes.
  • des tourtes à la Provençale (poulet, courgettes, aubergines, tomates.) etc

Les potages gourmands cuisinés sont toujours très savoureux : potage minestrone associant légumes et de pâtes, potage "Aurore" apporte choux-fleurs, tomates et carottes, potage "fermière" se composant de brocolis, haricots blancs, carottes, poireaux et choux verts.

Le potage "lyonnais" est à base de potiron avec des pommes de terre et l'emmenthal.

Le potage "Brighton" apporte carottes, pommes de terre et cheddar. Le potage "Crécy" contient carottes, pommes de terre, poireaux, oignons et céleri ; d'autres potages sont à base de cresson et pommes de terre, tomate basilic etc.

Les veloutés sont également très appréciés des enfants (velouté glacé de concombre à la menthe, velouté glacé de tomate à l'andalouse, velouté de champignons au céleri, velouté de carottes aux baies roses, potage de légumes aux céréales.).

Le gaspacho est un plat espagnol composé de concombres, tomates, poivrons et ail.

11. Variez les modes de cuisson

  • à l'eau
  • à la vapeur
  • en beignets (choux-fleurs, céleri, poireaux, fonds d'artichaut, fenouil, endives.),
  • Sautés, rissolés, grillés
  • au four
  • en papillote.

12. Variez les présentations et étonnez votre enfant

Décorez vos purées avec des rondelles de citron, de radis, d'olives, de morceaux de légumes découpés de façon amusante etc.

Utilisez des fruits évidés comme récipient de présentation : ananas, pamplemousse, avocat etc.

Utilisez les légumes "nains" : tomates cerises, mini aubergines, mini courgettes, carottes, poireaux ou fenouils lilliputiens : ces mini légumes sont très tendres et cuisent en quelques minutes à l'eau salée.

13. Essayez les recettes végétariennes

Essayez les recettes végétariennes qui font largement appel aux légumes et qui les présentent souvent de façon originale: curry doux aux légumes, curry de légumes au lait de coco, salsa mexicaine, chili doux au quinoa, hachis Parmentier végétarien, légumes sautés au riz.

Utilisez de temps à autre les substituts végétariens composés de mycoprotéines, de soja et de légumes. Vous les trouverez sous forme de croquettes, galettes ou saucisses. Ce n'est pas aussi "bon" que des légumes frais, mais cela apporte des fibres et des sels minéraux.

Dans le même ordre d'idée, consultez les livres de cuisine chinoise, indienne, thaïlandaise, moyen-orientale où vous trouverez des idées exotiques de recettes aux légumes.

14. Pensez aux crudités

Une alimentation variée doit comporter des végétaux mais il n'est pas obligatoire qu'ils soient fournis sous forme de légumes cuits. S'il ne faut pas céder à toutes exigences de votre enfant, il n'y a pas de raison non plus de lui imposer tous les jours des épinards ou les légumes du pot-au-feu.

Offrez des crudités à la croque juste épluchés et lavés puis coupés en grosses lamelles avec une sauce au yaourt, une sauce Béchamel, une vinaigrette, une mayonnaise, une anchoïade ou même du ketchup

Cette dernière proposition risque de vous étonner. Pourtant, les enfants adorent le ketchup et mieux vaut des légumes au ketchup que pas de légumes du tout.

Ces crudités peuvent être introduites vers 18-24 mois. Avant cet âge, les enfants ont souvent du mal à les digérer car les légumes ont une partie cellulosique et fibreuse importante qui reste intacte lorsqu'ils sont consommés crus. Cette partie est beaucoup plus abondante que dans les fruits. Les betteraves coupées en petits cubes ont un grand succès tout comme les salades composées

15. S'il n'aime ni les fruits, ni les légumes,

N'oubliez pas que vous pouvez remplacer tous les légumes dans le menu quotidien par les fruits qui ont les mêmes propriétés nutritives. Sur les plans minéral, vitaminique et cellulosique, un légume cru est équivalent à un fruit cru, un légume cuit à un fruit cuit.

S'il n'aime pas les fruits, variez la présentation des fruits : salades de fruits, tartes, sorbets, chaussons ou crêpes fourrés, clafoutis, laitages, fruits au four, compotes et mousses diverses, fruits pochés, jus de fruits, mélanges salés sucrés etc.

16. Si vous voulez le faire participer à la conception du menu

Faites lui faire des choix « fermés » : « gratin de courgette ou omelette aux épinards » ? et non pas « purée de carottes ou frites » ?

17. Variez les situations

Changez de lieu et d'habitude, faites une fête : organisez des pique-niques ou des apéritifs dînatoires avec jus de légumes, tomates cerises, crudités à tremper dans une sauce au yaourt, canapés, pizzas, quiches, pissaladière, tartes aux épinards etc.

Préparez les boites ou les sandwichs ensemble et allez manger dans un parc, sur une aire de jeux ou dans votre voiture.

Organisez le repas avec ses poupées ou ses figurines préférées,

Faites-lui construire une cabane sous la table à manger etc.

Invitez des petits camarades qui ont bon appétit à venir manger à la maison.

18. l'alimentation, c'est aussi de la gastronomie et une ouverture sur le monde.

Racontez lui des histoires autour des légumes. Racontez-lui vos propres aversions lorsque vous étiez enfant

Prenez les repas en commun et favorisez une ambiance chaleureuse et conviviale ! Ne parlez pas de vos soucis quotidiens ou de ses mauvais résultats scolaires.

18 REGLES D'OR POUR FAIRE OUBLIER LA PHOBIE DES LEGUMES

1 première question cruciale : aimez-vous les légumes vous-même ? Pyramide alimentaire

2. Faites participer l'enfant aux achats des aliments (marché, grandes surfaces etc.) et à la préparation des plats (fonction de l'âge) : noms des aliments, imagier, mots sur les goûts - Initiation à la lecture des messages publicitaires

3. Ne forcez jamais un enfant à manger. Ne le félicitez pas s'il mange. Ne le punissez pas s'il ne mange pas. Ni terreur, ni menace, ni flatterie. Pas de chantage au dessert, pas de remplacement

4. Mettez très peu d'aliment dans l'assiette. N'ayez pas peur du ridicule !

5. N'hésitez pas à représenter vingt fois les mêmes légumes au fil des semaines ou des mois

6. Présentez les légumes au début des repas quand l'enfant a le plus d'appétit

7. Faites preuve d'un peu d'imagination ou investissez dans un livre de recette : purées de couleur, pâtes, riz, polenta, semoule aux légumes - palets, soufflé, mousse, tourte, tarte, pain, terrine, beignets, raviolis, nems, crêpes, feuilles de briques, gratins, légumes farcis, légumes sautés, légumes frits, sauces, coulis, mini pizzas, moussaka, ketchup.

8. Préparez des soupes épaisses : gaspacho, minestrone, pâtes, croûtons, gruyère.

9. Mélangez sucré et salé. Pommes au four avec volaille, porc à l'ananas, gâteau de carottes à la menthe et au chocolat. Jouez sur les odeurs en utilisant les herbes aromatiques, l'estragon, le thym, le laurier, la menthe etc..

10. Achetez des surgelés (poêlées, gratins, galets, purées, croustillants, beignets, palets, timbales de mousse, potages gourmands, terrines.)

11. Variez les modes de cuisson : eau, vapeur, beignets, sautés, rissolés, grillés, four, papillote

12. Variez les présentations et étonnez votre enfant avec les couleurs, les odeurs, la décoration des plats.

13. Essayez les recettes végétariennes

14. Pensez aux crudités à la croque avec sauces

15. S'il n'aime ni les fruits, ni les légumes : tartes, sorbets, chaussons, crêpes.

16. Si vous voulez le faire participer à la conception du menu, faites des choix fermés

17. Variez les situations : piques niques, apéritif dînatoire, poupées, cabanes, couleurs des jours, invitation des camarades.

18. N'oubliez pas que l'alimentation, c'est aussi de la gastronomie et une ouverture sur le monde. Aversions parentales. Ambiance des repas. Histoires (Parmentier.), jeux, jouets, livres.

D'après Rossant L., Rossant-Lumbroso J. : Bien nourrir son bébé. Odile Jacob, 2003

IV. L'enfant qui n'aime pas les fruits

L'enfant qui n'aime pas les fruits mais qui mange sous sourciller les légumes est plutôt rare. Les légumes remplacent les fruits sur le plan nutritif et il n'y a pas de raison de s'inquiéter.

S'il n'aime ni les fruits, ni les légumes, ce qui est beaucoup plus fréquent, il suffit de suivre les mêmes recommandations détaillées plus haut au sujet des légumes. Les fruits peuvent de la même manière est donnés de façons variées et originales : salades de fruits, tartes aux fruits, sorbets aux fruits, chaussons ou crêpes fourrés aux fruits, clafoutis aux fruits, laitages aux fruits, fruits au four, compotes et mousses diverses, fruits pochés, jus de fruits, mélanges salés sucrés etc.

V. L'enfant qui n'aime pas la viande

Si votre enfant n'aime pas la viande, notamment la viande rouge, souvenez-vous que les volailles et la viande blanche apportent les mêmes nutriments.

Pensez aux différentes recettes ou présentations originales qui permettent de "camoufler" la viande, notamment hachée et que vous trouverez décrites dans de nombreux ouvrages de cuisine pour enfants  : quiches, pizzas, risotto aux foies de volaille, tourtes farcies, croquettes de dinde ou de poulet, pains de viande, chaussons à la viande, tomates, courgettes ou aubergines farcies, poivrons fourrés, soufflés au jambon, petites brochettes, raviolis, pâtes à la sauce tomate bolognaise à la viande, hachis Parmentier, gâteau de bouf Parmentier, lasagnes, paupiettes de veau, galettes de poulet aux flocons d'avoine, fricadelles de mouton, hamburgers, escalopes panées ou fourrées au jambon, etc.

Et lorsque toutes ces astuces ne suffisent pas, rappelez-vous que les poissons, le jambon ou les oeufs remplacent la viande tout aussi bien.

VI. L'enfant qui n'aime pas le poisson

Les enfants qui n'aiment pas le poisson sont en général des enfants qui n'aiment pas les arêtes. C'est la raison pour laquelle ils adorent les bâtonnets de poisson pané ! Préparer un plat de poisson n'est pas difficile: il suffit de demander au poissonnier de vous faciliter le travail ou de vous servir des poissons surgelés tout prêts à cuisiner.

En général, si l'enfant a pris l'habitude du goût du poisson vers le 8ème mois et que toute la famille en mange, cet aliment ne pose pas de problème d'acceptabilité, une fois éliminé le problème des arêtes et de la peau à enlever. Si ce n'est pas le cas, parlez à l'enfant, racontez-lui des histoires de pêche, de bateaux ou de mers. Une autre astuce consiste à lui parler des protéines nécessaires à sa croissance et de lui présenter les protéines rouges de la viande, blanches du lait et bleue des poissons. Peut-être que si les Schtroumfs sont bleus, c'est parce qu'ils mangent beaucoup de poissons.

Le poisson s'apprête de très nombreuses manières : il peut être mariné, fumé, farci, pané, cuit en sauce, en mousses, en quenelles, en pâtés, en terrines, en rillettes, en paupiettes.

Variez les modes de cuisson : pochés, à la vapeur, en papillotes, en gratin, en soufflés, frits, en barbecue etc.

Noyez le poisson sous une sauce Béchamel!

Les livres spécialisés regorgent de recettes faciles à préparer.

Attention : certains enfants n'aiment pas le poisson car ils y sont allergiques.Il est dans ce cas aussi inutile que dangereux de les forcer!

Pour en savoir plus

Livres pour parents :

  • Ben Soussan P.: Gastronomes en couches. Recettes de grands chefs. Mille et un bébés. Erès, 1999
  • Hanse L.: La néophobie alimentaire chez l'enfant. Thèse de doctorat. Université Paris X, 1994, Nanterre
  • Puisais J.: Le goût chez l'enfant. Flammarion, 1998
  • Rossant L., Rossant-Lumbroso J. : Bien nourrir mon bébé. Odile Jacob, 2003
  • This H.: La casserole des enfants. Belin, 1998
  • Rigal N.: La naissance du goût. Noesis, 2001
  • Vonk R.: L'appétit des bébés. Comment le goût vient aux tout-petits. Du côté des parents. Editions Milan, 1999

Des livres pour enfants

Ils peuvent vous aider à aborder avec eux le problème de la nourriture :

  • Ashbé J.: Que non je mange! Pastel
  • Auzary-Luton S. : Nouilles et bonbons. Kaléidoscope
  • Boujon C.: Bon appétit, Monsieur Lapin. L'Ecole des Loisirs.
  • Bour D.: Petit ours brun a très faim. Bayard Jeunesse
  • Carle E.: La souris qui fait des trous. Mijade
  • Djaniv et T.Dedieu : Arturo mange tout seul. Seuil Jeunesse
  • George P.: Bon appétit, Georges. Millepages
  • Guettier B.: Miam! Seuil Jeunesse
  • Lattay M.: La nourriture. Millepages
  • Saint-Mars D., Bloch S. : Lili n'aime que les frites. Calligram
  • Wood A.: La petite souris, la fraise bien mûre et l'ours affamé. Mijade

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Allergie aux protéines de lait de vache