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La référence pédiatrique en ligne

site complémentaire du livre Votre Enfant, des Drs Rossant, éditions Robert Laffont

Piqûres d'insectes, morsures par animaux

 

Un article de VotreEnfant.

Illustrations :

Piqûres de moustiques sur le visage


Piqûres de moustiques sur la paupière


Piqûres de moustiques sur la peau


Dr Lyonel Rossant sur France Bleu Azur :


Dr Lyonel Rossant sur Nice-Télévision :


Répulsifs anti-moustiques :

  • Mosy Guard Spray à partir de 3 mois
  • Biovectrol famille à partir de 6 mois
  • Pré Butix crème enfant-bébé à partir de 12 mois
  • Insect Ecran Peau enfant à partir de 2 ans
  • Spray protection optimale Marie-Rose à pulvériser sur les vêtements
  • moustiquaire imprégnée

Produits apaisants après piqûres :

  • Baby Apaisyl (à partir de 3 mois)
  • Sedermyl actifroid
  • Butix
  • stick apaisant Marie Rose
  • vinaigre de vin

Complément au chapitre

Les araignées

Les araignées laissent au point de piqûre deux traces punctiformes très rapprochées. En France, ces piqûres ne présentent pas de caractère grave particulier.

En Europe, la "Veuve Noire" sévit en Corse ("malmignate" en Provence), dans quelques parties sauvages du pourtour méditerranéen et des Alpes du Sud, en Europe Centrale et en Afrique du Nord. Noire à 13 points rouges, cette araignée de 2 à 3 cm de diamètre injecte un venin provoquant tremblements, sueurs, myalgies diffuses, spasmes douloureux, rétrécissement des pupilles et hallucinations...Des douleurs abdominales simulent une crise d'appendicite. La morsure est indolore et peut donc passer inaperçue. La Veuve Noire vit également en Amérique du Nord, au Chili, au Pérou, en Argentine, en Bolivie...Cet acarien est sauvage et craintif.

Le traitement hospitalier repose sur la perfusion de gluconate de calcium. Des antalgiques peuvent être associés. La zone mordue doit être désinfectée pour éviter les surinfections. Cinq à dix cas sont répertoriés chaque année en France, principalement en Corse.

Les mygales sont des grandes araignées velues qui se rencontrent dans les régions chaudes, notamment en Australie. Elles peuvent être très agressives et leur morsure très douloureuse peut s'accompagner de signes généraux. La consultation du médecin s'impose. De nombreuses autres espèces d'araignées peuvent s'attaquer au voyageur et l'utilisation la nuit de moustiquaires est un excellent moyen de prévention.

Les produits répulsifs

Ils sont appliqués sur la peau (et les vêtements) et sont destinés à repousser l'insecte ("repellents"). Aucun test ne prouve que les répulsifs cutanés sont efficaces dans la prévention du paludisme ou de la dengue. En revanche, ils protègent contre les vecteurs de la maladie de Lyme.

L'éthylhexanediol (EHD) très souvent conseillé chez l'enfant risque de disparaître en 2006, le fabricant n'ayant pas notifié son produit auprès des autorités européennes chargées de passer en revue les biocides. C'est le principe actif de nombreux insecticides (Insect Ecran peau enfant, Z stop, Dolmix Pic).

Le diéthyltoluamide (DEET) peut être utilisé chez l'enfant à partir de 6 mois si sa concentration est inférieure à 10% . Le DEET est le principe actif de nombreux insecticides : Insect Ecran peau adulte, Autan, Previpiq, Moustidose adulte, Moustifluide, Pick-Out.

Le 35/35 (N butyl, N acétyl-3 éthylaminopropionate) est le principe actif retrouvé dans Moustidose tropicale, PréButix, Akipic, Cinq sur Cinq, Pick-Out. Certains fabricants conseillent son utilisation à partir de 1 an pour une concentration à 10% et à partir de 30 mois pour une concentration de 20%.

Le p-menhane-diol (PMD) commercialisé sous le nom de Mosiguard est le seul produit naturel dont l'efficacité dépasse quelques dizaines de minutes.Il est commercialisé sans limite d'âge.

On trouve également des Moustipatch (huiles essentielles de citronnelle et eucalyptus) et des Moustiq'R : patchs à la citronnelle.

Les vêtements imprégnés d'insecticides n'ont pas fait l'objet d'études pédiatriques. La perméthrine utilisée (Insect Ecran Tissu) n'est pas toxique mais le port de vêtements imprégnés chez l'enfant ne peut être conseillé que pour de brèves périodes.

Les moustiquaires imprégnées d'insecticide sont le seul moyen à avoir fait la preuve d'une efficacité clinique pour la prophylaxie d'exposition du paludisme. Il existe des moustiquaires imprégnées de différentes tailles, adaptables à tous les lits, y compris aux petits lits à barreaux, aux berceaux et aux poussettes.

Les poissons venimeux (vives, scorpènes ou rascasses, murènes, synancées ou poissons-pierres, raies)

C'est souvent de façon accidentelle que l'enfant pose le pied sur une vive ou une raie armée enfouies dans le sable ou un poisson-pierre caché à quelques centimètres de profondeur dans les rochers ou des récifs coralliens.

Les symptômes sont une douleur atroce, des signes locaux intenses et parfois des signes généraux (céphalées, malaise, gêne respiratoire, angoisse, agitation).

Après une piqûre par un poisson venimeux, il faut laver la plaie à grande eau. Les venins étant thermolabiles à 50°, on recommande ensuite un bain prolongé en eau chaude, l'application de compresses chaudes ou l'approche immédiate près du site de piqûre du bout incandescent d'une cigarette allumée. Le choc thermique précoce consiste à pratiquer une brutale variation de la température locale (cigarette ou sèche-cheveux approché pendant 3 minutes ou plaie trempée dans l'eau chaude à 40°C pendant 20 minutes) puis à appliquer un glaçon placé dans un linge.

Consultez ensuite le médecin qui pourra injecter de la xylocaïne adrénalinée à 1% avant de désinfecter la blessure. La prévention repose sur le port de sandales en plastiques ou de chaussons de planche à voile.

Le poisson-pierre (rascasse) (Australie, Nouvelle-Calédonie etc) est une espèce mortelle. La douleur de la piqûre est intense. L'odème local est extensif. Troubles digestifs, état syncopal et paralysies surviennent rapidement. Le décès risque de survenir par arrêt cardiaque ou respiratoire. Il existe un sérum spécifique (sérum anti stone-fish) qui doit être injecté immédiatement après la piqûre, dans la plaie et aux alentours sous la peau. Le sérum doit dater de moins de 6 mois et être conservé entre 2 et 8°. L'élimination du venin injecté peut être aidée par l'Aspivenin utilisé pour les morsures de vipères.

Les raies sont les poissons venimeux les plus importants. Elles vivent sur les fonds sableux des mers tropicales ainsi qu'en Europe. Les piqûres sont douloureuses et suivies d'engourdissement du membre. La plaie est peu impressionnante mais on voit rapidement apparaître un oedème rouge suivi d'une bulle cutanée évoluant vers la nécrose. Le traitement consiste dans l'immédiat à désinfecter, calmer la douleur et immobiliser le membre atteint. L'extraction de l'aiguillon s'impose. Un avis chirurgical doit être demandé en cas de doute sur l'atteinte d'un tendon ou d'une articulation. Les raies géantes de 1 à 2 mètres d'envergure peuvent plaquer un plongeur contre le fond, le bousculer et le noyer.

Les cônes sont des mollusques très dangereux parfois mortels. Les piqûres surviennent souvent au niveau des mains. La douleur est aiguë avec ecchymoses, oedèmes, signes digestifs et neurologiques. Le décès survient par paralysie respiratoire.

Les envenimations par morsures sont le fait des murènes, des congres ou des serpents de mer. Les morsures de murènes (Méditerranée, Adriatique, mers tropicales) provoquent des plaies délabrantes et hémorragiques cicatrisant lentement. Les serpents de mer sont fréquents dans les océans Indien et Pacifique alors qu'ils sont absents de l'Atlantique. Leur venin est plus toxique que celui du naja. La morsure est presque indolore. Une heure plus tard s'installe un engourdissement local suivi de paralysies de la déglutition et d'un trismus. Des convulsions précèdent le décès qui survient dans 20 à 30% des cas. Le traitement consiste à retarder la diffusion du venin par refroidissement et surélévation du membre. L'utilisation d'un sérum antivenimeux spécifique s'impose.

Les plaies sont souvent traînantes du fait de l'eau de mer (macération, micro-organismes septiques). Les coraux provoquent des plaies torpides, longues à cicatriser laissant des cicatrices décolorées inesthétiques.

les poissons vénéneux (ciguatera, tétraodons)

La ciguatera ("gratte") est fréquente dans toutes les îles de l'océan Indien, les Caraïbes, l'Ile Maurice, la Polynésie, la Nouvelle Calédonie et dans les Antilles. Les poissons responsables sont les mérous, les poissons perroquets, les poissons chirurgiens, les lutjans, les becs-de-cane, les carangues, les mulets et les barracudas. Une microalgue des coraux secrètant une ciguatoxine est consommée par des poissons herbivores qui eux même sont dévorés par des prédateurs (mérous, carangues etc.). L'enfant qui consomme les poissons pleins de toxines souffre de paresthésies au niveau du visage avec goût métallique dans la bouche, malaise général, démangeaisons généralisées (d'où le nom de "gratte"), avec hypotension et ralentissement des bruits du cour. Cette intoxication est rarement mortelle. Le traitement repose sur les atropiniques et les mesures symptomatiques.

Pour en savoir plus

Livres et articles récents

Morsures de chien. Réalités pédiatriques n°118, février 2007

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